NI EFFET DE SERRE, NI NUCLEAIRE

 

Le changement climatique est un des plus gros problèmes auquel l'humanité va avoir à faire face dans les années qui viennent. Il est du devoir de toute personne responsable, simple citoyen ou décideur, de faire tout son possible pour minimiser ce risque, dès maintenant.

La solution à ce problème passe, qu'on le veuille ou non, par une remise en question profonde du fonctionnement actuel de notre société, notamment sur la question énergétique. Ou bien ce changement sera subi, et les conséquences seront catastrophiques pour un grande partie de la population mondiale, et notamment les plus démunis, ou bien nous faisons le choix de regarder aujourd'hui le problème en face, et prenons les mesures qui s'imposent.

 

 

Les mesures qui s'imposent.

 

L'objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine, majoritairement liées à la combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). Cela passe par :

- Le développement maximal raisonnable des énergies renouvelables, faiblement productrices de gaz à effet de serre. Cette solution, indispensable, n’est pas pour autant suffisante à elle seule pour répondre à notre consommation actuelle.

- La mise en place de mesures d'économies d'énergie massives. On ne peut pas se contenter de "mesurettes" dans ce domaine. Il ne s'agit pas de revenir à l'age des cavernes, mais bien de se poser, pour toutes les politiques publiques (transport, industrie, bâtiments, agriculture, production d'énergie, traitements des déchets..), et pour tous nos gestes quotidiens, les questions suivantes : "Pouvons nous continuer à appliquer les mêmes méthodes pour assouvir les mêmes besoins ? Tous ces besoins sont-ils réellement fondamentaux? "

A l’évidence, il n’est pas possible de continuer avec le mode de vie dominant actuel, basé sur la sur-consommation, la compétition et les profits pour quelques uns. Il est urgent de rompre avec le libéralisme. D’inventer un nouveau mode de développement, un alter-développement en quelque sorte !

 

 

Nucléaire : ni civil, ni militaire ! ni chez nous ni ailleurs !

 

En relançant, avec le réacteur EPR, un nouveau programme électro-nucléaire, la Droite au pouvoir poursuit la funeste politique énergétique de ses prédécesseurs.

 

Un choix économiquement et socialement inacceptable

Il y avait le projet ITER. Voici le programme EPR. Tous les deux vont absorber des sommes colossales qui seraient mieux employées à une véritable politique d’économies d’énergie, de diversification des sources de production et de développement des énergies renouvelables. C’est- à -dire une politique énergétique qui privilégie la déconcentration de la production, l’équilibre des territoires et l’emploi local.

 

Un choix écologiquement inacceptable

Par centaines de milliers de tonnes, les déchets nucléaires s’accumulent. Le prétendu "retraitement" est une escroquerie qui ne réduit en rien ni le volume, ni la dangerosité des déchets.

L’enfouissement est un cadeau empoisonné et mortel légué aux générations futures. La meilleure façon de gérer les déchets nucléaires, c’est de ne pas en produire!

 

Le nucléaire n’est pas la bonne solution

Comme pour le pétrole, les réserves connues d’uranium sont limitées à quelques dizaines d’années et situées pour l’essentiel hors de l’Hexagone.

Le nucléaire accroît les risques: Relancer un programme électro-nucléaire ou vendre ses centrales à l’étranger, c’est perdre toute crédibilité dans la lutte contre la prolifération de l’arme atomique. C’est au contraire encourager d’autres Etats à se doter de cette arme, car il n’y a pas de frontière infranchissable entre nucléaire civil et nucléaire militaire.

 

Avec l'EPR, aucune question n'est réglée. Trente ans après le premier programme électro-nucléaire, les mêmes questions se posent: dangerosité des technologies employées, risques de dissémination de matières radio-actives et hautement toxiques (plutonium), usage criminel qui peut en être fait, font du nucléaire un domaine où règnent centralisme et culte du secret. La filière nucléaire est porteuse d’un risque de dérive policière qui menace toute la Société. I. L’opacité reste la règle. Les décisions sont prises sans réel débat public, sans consultation de la population et sous l’influence de la technocratie et des lobbies industriels capitalistes.

 

 

Décidément, rien ne justifie la relance du nucléaire !

 

Pourquoi le nucléaire n'est-il pas une solution ?

Un rapport gouvernemental le rappelle clairement : "l’énergie nucléaire en Europe représente 6% de l’énergie finale, 2% dans le monde, 17% de l’énergie finale en France."

Revenons à la réalité : pour arrêter d'enrichir l'atmosphère en gaz carbonique, il faut d'urgence que les émissions humaines de CO2 redescendent en-dessous de la moitié des émissions de 1990. Si l'on voulait atteindre cet objectif en remplaçant suffisamment d'énergies fossiles par le nucléaire, il faudrait, dans l'hypothèse d'une stabilisation de la consommation énergétique actuelle, ajouter au plus vite 2 500 nouveaux réacteurs aux 400 existants, ce qui est totalement irréaliste : délais de construction, coût financier, réseau de distribution et surtout épuisement des réserves connues en uranium en … 5 ans!

 

Ajoutons que ses soi-disant "vertus" climatiques ne doivent pas nous faire oublier les problèmes que pose l'énergie nucléaire : risque de catastrophe majeure (accidentelle ou malveillante), gestion des déchets insoluble, liens indissociables avec la prolifération nucléaire militaire, coûts à long terme pour les finances publiques (démantèlement, gestion des déchets), rejets permanents dans l'environnement de faibles doses radioactives ingérées et inhalées par l'homme dont les effets pathogènes ne sont plus à démontrer. Disons stop à l'EPR le 17 mars 2007 dans 5 grandes villes de France (www.stop-epr.org).

 

Faisons de l’énergie un bien commun de l’humanité

La fracture énergétique s’accroît entre riches et pauvres, entre Pays du nord et Pays du sud. Le mode de production capitaliste, par le gaspillage de l’énergie qu’il induit, contribue aux dérèglements climatiques de la Planète. Il est urgent, pour la survie même de l’Humanité, de promouvoir un autre type de Société fondée sur une politique énergétique économe et autonome, le partage équitable de l’accès à l’énergie.

Il faut soustraire ce secteur aux appétits privés.

 

Exigeons la mise en place d' un grand service public rénové de l’énergie, sous contrôle citoyen.

Nous ne nous résignons pas à préférer la peste au choléra.

Limiter le changement climatique et sortir du nucléaire sont possibles et passent par les mêmes solutions : sobriété/efficacité énergétique ; énergies renouvelables ; réorientation des politiques de développement.

Exigeons pour nos enfants que ces solutions soient VRAIMENT et URGEMMENT mises en oeuvre.

 

 

Les Alternatifs de la Vienne

86@alternatifs.org