Alternatifs 86

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mercredi 30 janvier 2008

Climat et CO2 : la drôle de guerre

L'impact des activités humaines des pays industrialisés sur le climat est maintenant prouvé par un consensus des scientifiques du monde entier et le dernier rapport du Groupe d´experts Intergouvernementaux sur l´Evolution du Climat (G.I.E.C.). Le climat est un bien commun à la planète et à sa population, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (G.E.S.) ne se fera pas sans avoir repensé notre modèle économique.

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Ils spéculent, nous lutt(er)ons

Ils spéculent, nous lutt(er)ons.


Le choc boursier de janvier 2008, conséquence de la crise des subprimes,

qui a mis plus d'un million de familles pauvres à la rue aux Etats-Unis,

et des soubresauts du système bancaire, est une très mauvaise nouvelle

pour les idéologues du capitalisme financiarisé.


Ce système est placé sous la domination des actionnaires, et conduit a une répartition de plus en plus inégalitaire des richesses.


Les gains de productivité bénéficient pour l'essentiel à la spéculation, trop peu aux investissements, les salaires et la réduction du temps de travail, horizon historique du mouvement ouvrier,  passent à la trappe.


Au dogme de l'impossible répartition équitable des richesses au nom de la concurrence internationale, s'ajoute, de plus en plus, celui de l'impossible augmentation des salaires.

L'endettement des ménages reste donc, pour le capital, ses experts , ses journalistes, et ses politiciens, la seule voie permettant de maintenir un niveau élevé de consommation.

 

Le rapport Attali enfonce le clou, en prônant une déréglementation généralisée, sur le terrain social comme sur celui de l'écologie. Il nous promet l'avenir radieux de la cage à écureuil capitaliste, travailler plus longtemps et plus tard, consommer idiot pour oublier, et vogue la galère !

 

Il est temps de construire la riposte face à un pouvoir qui commence à s'affaiblir. Mettre en cohérence l'objectif de la réduction du temps de travail, condition majeure d'une démarche autogestionnaire, une répartition des richesses mettant à la raison les spéculateurs, la mise hors règne de la  marchandise de secteurs vitaux comme la santé et l'éducation, une convergence des attaques contre le système sur les terrains de la production et de la consommation.

 

L'agenda du bloc MEDEF-Droite prévoit de nouvelles attaques  contre le droit du travail et contre le système de retraites par répartition. Le "tous-ensemble" doit passer de l'incantation au réel.

 

Jean-Jacques Boislaroussie