Baisse des allocations familiales, remise en cause des cartes des famille nombreuse, franchises médicales, allongement des durées de cotisations : les mauvaises nouvelles n’en finissent plus de tomber. Et pour couronner le tout – si c’est vraiment possible- on annonce l’envoi  de troupes pour seconder Bush en Afghanistan ; on laisse impunis les trafics d’argent sale du patronat et des initiés de l’EADS.

Ce premier mai est entré en vigueur –presque dans l’indifférence des médias- le nouveau code du travail, qui impose des prolongations de période d’essai, un plafonnement des indemnités de licenciement ou encore des CDD à « termes incertains » !!   

Décidément, la modernité a un goût étrange de régression sociale généralisée.

 

Sur fond de restructurations, de démantèlement des services publics, et de difficultés croissantes à boucler les fins de mois, le mécontentement grandit. Les mobilisations pour les salaires se développent, des grèves et des débrayages touchent aussi bien le secteur privé que le secteur public.

Le mouvement des lycéens et des personnels de l’Education Nationale prend une dimension majeure : son extension peut amener la population à rompre avec l’attentisme.

Les attaques multiples contre toutes les prestations sociales et la précarisation généralisée sont insupportables.

Nombreux sont les salarié-e-s qui attendent que les mécontentements se transforment en un mouvement d’ensemble qui mettrait un coup d’arrêt aux attaques généralisées contre les acquis sociaux.

Chacun-e le sent, beaucoup l’affirment : la seule loi que ce gouvernement connaisse c’est le rapport de force.

La crise alimentaire, les émeutes de la faim qui touchent les pays pauvres illustrent la barbarie du système capitaliste. Dans beaucoup de pays, la résistance se développe, du Vietnam à la Roumanie (Dacia). Travaillant ici, dans les conditions des pays où la main d’oeuvre est sous-payée, les sans papiers relèvent la tête.

Pour construire une alternative, pour refuser l’avenir de travailleurs précarisés, consommateurs infantilisés, et citoyens passifs que veulent nous imposer la Droite et le MEDEF, il faudra lier toujours plus l’écologie, la justice sociale, la démocratie active, et la solidarité avec les peuples du Sud.