Ils savent par quel mécanisme mathématique l'état peut retirer aux collectivités une somme supérieure à la taxe professionnelle perçue, voire ponctionner des collectivités qui n'ont pas ou plus d'entreprise France Télécom sur leur territoire.
Pendant combien de temps feront ils semblant de découvrir cette piraterie ?En votant le principe d'un nouvel impôt pour compenser le "trou" dans le budget de la collectivité, les élus de la CAP se sont donc préparés à prendre dans la poche des ménages ce que l'état prend dans la caisse de
la CAP.
Que la CAP puisse ponctionner encore un peu plus les dizaines de milliers de ménages qui subissent les effets de la crise et sont déjà contraints de réduire leurs budgets à l'essentiel, quand toutefois
l'essentiel peut être sauvegardé, est une décision scandaleuse.

Alors que des milliards d'euros sont sortis des "caisses vides" de l'état pour sauver les capitalistes, banquiers et patrons, alors que les cadeaux fiscaux n'ont profité qu'aux plus riches, agiter la menace d'un nouvel impôt local c'est laisser champ libre au "racket" de l'état, c'est accompagner la politique de Sarkosy sans combat et c'est nourrir l'injustice sociale.

Le rôle des collectivités n’est pas de prendre en otage la population ni de l’enfermer dans une fausse alternative : soit l’Etat rembourse la taxe, soit les habitants payent le nouvel impôt.

Une vraie politique de gauche consiste à mobiliser la population pour obtenir les milliards et non lui faire payer plusieurs fois la crise.

Il faut combattre le capitalisme et la politique de la droite, dans les urnes, dans la rue, comme dans les institutions