Les grèves en Guadeloupe, gagnant la Martinique, la Réunion et la Guyane sont exemplaires par leur combativité et leur ténacité. Des salaires plus bas qu'en métropole, un coût de la vie bien plus élevé, le chômage massif, le racisme insulaire ou hexagonal fondent un malaise profond. Le gouvernement après avoir ignoré les problèmes paie le prix de son inconséquence. Et la dénonciation de la « profitation » pourrait bien inspirer ceux qui paient la crise en métropole 

 

Vive la grève dans les facs comme partout

Les luttes dans l'université s'amplifient. Parties de la réforme du statut des enseignants-chercheurs et de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, elles gagnent les étudiants autour d'une dénonciation de la loi sur l'autonomie des facs (LRU) toujours actuelle.

Cette loi donne tout pouvoir aux président-e-s d'université pour une gestion privatisée du personnel. Elle menace les ressources des universités. Le gouvernement contraint ainsi à brève échéance à précariser les personnels ou intensifier leur travail, ou à chercher d'autres sources de financement : appel aux fonds privés, hausse des frais d'inscription. Que restera -t-il de l'indépendance de l'université, déjà bien mise à mal par les lois précédentes ?

 

Des réponses à côté de la plaque

Face à ces mouvements et à la réussite de la grève du 29 janvier, dans le contexte de la crise financière et sociale le chef de l'Etat et le gouvernement semblent bien hésitants. Les annonces télévisées de Sarkozy peinent à convaincre : allégement de la taxe professionnelle, alors que les collectivités locales digèrent mal la décentralisation mal compensée financièrement, remise en cause du congé parental... Un Plan de relance à l'aveuglette, des aides aux banques sans participer à leurs conseils d'administration, des prêts à l'automobile qui n'empêchent pas les licenciements et ne réorientent pas cette industrie vers des transports écolos. Pendant que le contrôle des chômeurs bat son plein, le contrôle du chômage semble moins au point...

 

Ensemble, tout devient possible !

Pour les Alternatifs les solutions passent par la démocratie active et l'autogestion dans le travail comme dans la vie publique  - et donc une remise en cause du capitalisme - , le partage des richesses, un soutien à des services publics renouvelés avec participation des usagers, la relocalisation des économies et la remise en cause du productivisme ...

Il est de la responsabilité des mouvements et organisations qui dénoncent le capitalisme et la mondialisation libérale de lutter ensemble dans la rue comme dans les urnes.

Plus que jamais, vive la grève !