En effet cet accord va généraliser et ériger en système les chantages à
l'emploi hier limités à quelques entreprises.
Ainsi, chez Renault, tous les sites sont concernés.
Malgré des capacités d’intervention  plus grandes que chez PSA ( l'Etat est
actionnaire à 15% de Renault), le gouvernement ne dit mot et consent.
De plus, il veut imposer aux parlementaires PS de voter les yeux fermés l'accord MEDEF - CFDT. 
Quitte à donner un os à ronger : les député-e-s et sénateurs/trices  auront toute liberté pour amender le texte à venir sur  les reprises d'entreprise.
Dommage que l'os manque de moelle ! La contestation des licenciements est en effet rendue très difficile du fait des délais réduits pour pouvoir agir, de l'absolution des vices de forme...

L'annonce des suppressions de postes chez Renault et la validation de l'accord
de régression sociale marquent  un pas supplémentaire dans la politique
d'austérité du gouvernement. Mais ce pas est un pas de géant.
Même s'ils délèguent au patronat le sale boulot, Hollande et Ayrault emboîtent le pas à Rajoy, Papandreou, Socrates  dans la baisse des salaires et l'abandon de droits obtenu par la mobilisation des salarié-e-s.

Les Alternatifs participeront  à toutes les actions et mobilisations contre cette politique : meetings, soutien aux mobilisations sociales, contestation de la dette, soutien aux propositions de lois alternatives.

 

Le 18.01.13